La nutrition. Le grand angle mort.
Il y a un sujet que nous voulons remettre sur la table, et qui est trop souvent mis de côté dans les discussions sur la sécurité alimentaire : la qualité nutritionnelle de ce que l'on mange.
La prévalence mondiale de l'obésité chez les adultes est passée de 12,1 % en 2012 à 16,2 % en 2024. Pas parce qu'ils manquent de nourriture. Mais parce que la nourriture à laquelle ils ont accès n'est pas toujours la bonne. Trop de sucre, trop de sel, trop de produits ultra-transformés, pour souvent pas assez de fruits, de légumes, de protéines de qualité.
Le rapport SOFI 2026 le confirme à l'échelle mondiale : 2,69 milliards de personnes ne peuvent pas se permettre une alimentation saine. Ce n'est plus une question de quantité. C'est une question de qualité. Et de prix.
Quand les fruits et légumes frais coûtent plus cher que les produits ultra-transformés, les familles vulnérables font des choix par contrainte, pas par ignorance. C'est un problème structurel, qui demande des solutions structurelles.